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De Tunisie et d'ailleurs
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Architecture militaire : les bordjs Le fort espagnol d'Houmt souk ou Bordj el Kebir Un peu d'histoire, d'après Wikipedia : " Au XIe siècle, l’île devient indépendante à la suite de l’invasion de l’Ifriqiya par les Hilaliens venus d’Égypte et se spécialise dans la piraterie. C’est à la même époque que la présence d’une communauté juive y est historiquement attestée pour la première fois par une lettre de commerce provenant de la Guenizah du Caire, d’où sont tirés d’autres documents mentionnant les Djerbiens au Moyen Âge ; écrite vers 1030, elle fait référence à un certain Abū al-Faraj al-Jerbī (« le Djerbien ») demeurant à Kairouan et commerçant avec l’Orient, soit l’Égypte et l’océan Indien. Occupée par le sultan hammadide Abd al-Aziz ibn Mansur, qui règne de 1104 à 112, l’île est prise brièvement par Ali Ben Yahya en 1115-1116. Djerba a vu ensuite se succéder Normands de Sicile, Aragonais, Espagnols et Ottomans durant quatre siècles « au cours desquels chrétiens et musulmans s’y [sont] massacrés ». Pendant le Moyen Âge, ce sont d’abord les chrétiens de Sicile et d’Aragon qui disputent à plusieurs reprises leur possession aux kharidjites ibadites djerbiens. De cette période subsistent de nombreuses petites mosquées (certaines souterraines) dont les premières datent du XIIe siècle, ainsi que deux forts imposants...... S’ils abandonnent Djerba pendant leur guerre contre les Castillans (1334-1335), les Aragonais la reprennent en 1388, avec l’aide d’une flotte génoise, mais ne la conservent que jusqu’à la fin de l’année 1392. De nouvelles attaques de la flotte d’Alphonse V d'Aragon, en 1424 et 1431, sont repoussées avec l’aide du souverain hafside Abû Fâris `Abd al-`Azîz al-Mutawakkil. Les musulmans construisent une forteresse dans le Nord de l’île, à côté des ruines de l’antique Girba, qu’ils appellent Borj El Kebir. La ville de Houmt Souk se développe aux alentours. Une flotte européenne, principalement composée de navires espagnols, napolitains, siciliens et maltais, sous la direction de Juan Luis de la Cerda, duc de Medinaceli, occupe à son tour l’île en 1560 pour l’aménager en base d’opération contre Tripoli. C’est dans ce contexte de rivalité pour le contrôle de la Méditerranée qu’une bataille navale oppose au large de l’île, du 9 au 14 mai 1560, cette flotte à la flotte ottomane menée par Piyale Pacha et Dragut. Les Ottomans coulent trente navires chrétiens et font 5 000 prisonniers le 15 mai ; la petite garnison chrétienne de Djerba est exterminée après une farouche défense et ses ossements amoncelés en une pyramide, la Tour des crânes, qui subsiste jusqu’en 1846. Cette expédition est l’un des événements militaires et politiques les plus marquants du XVIe siècle. Djerba reste sous domination ottomane jusqu’en 1881, date à laquelle la Tunisie passe sous protectorat français à la suite du bombardement de l’île et de son occupation militaire.... Le 28 juillet 1881, les troupes françaises occupent Borj El Kebir, à Houmt Souk, et y restent jusqu’en 1890, date à laquelle l’administration de l’île passe à l’autorité civile. Héritage du Moyen Âge, des forts parsèment les côtes de Djerba, témoins de son passé mouvementé. Plusieurs de ces bâtiments de l’époque médiévale ont été démantelés. Le plus grand monument historique de l’île encore en état est le Borj El Kebir, appelé aussi Borj El Ghazi Mustapha ou Fort espagnol. Situé sur la côte au nord de Houmt Souk, sa construction sur les ruines de l’ancienne cité de Girba (actuelle Houmt Souk) a été ordonnée par le souverain hafside de Tunis pour abriter sa garnison vers 1392,puis agrandi aux environs de 1450. Le 11 mars 1560, à la suite d’une défaite, le cheikh Messaoud, placé à la tête de l’île, le remet au vice-roi de Sicile, Juan de la Cerda, qui ne le conserve pas longtemps : le fort est assiégé entre le 11 mai et le 29 juillet par le corsaire Dragut appuyé par Piyale Pacha, l’assaut faisant entre 5 000 et 6 000 morts. Le caïd Ghazi Mustapha Bey, installé par Dragut pour faire de l’île une base navale, achève entre 1560 et 1567 les travaux entrepris par l’expédition de Juan de la Cerda, en y ajoutant notamment des appartements et une petite mosquée. Les autorités tunisiennes déclarent le fort monument historique le 15 mars 1904 ; il est ensuite restauré et transformé en musée]. Il abrite actuellement deux zaouïas : Sidi Saad et Ghazi Mustapha, dédiée à Ghazi Mustapha Bey. Il s’agit de nos jours d’un château fort « de 68 mètres de longueur et 53 mètres de largeur, les murailles [sont] hautes d’environ 10 mètres et d’une épaisseur variant entre 1,20 à 1,50 mètre », autrefois muni de pont-levis et entouré d’un grand fossé.
Visite du fort
Le bordj el kebir vu du port. Aspect extérieur du bordj
Porte d'entrée du bordj Terrasse extérieure
Deux vues d'ensemble de l'intérieur des remparts : le parcours a été bien aménagé pour permettre à tous de visiter ces murailles en toute sécurité.
Cour sous laquelle existe une citerne recueillant l'eau de pluie. Une petite mosquée dans l'enceinte.
Autour de la jolie petite mosquée
Boulets de pierre du temps de Dragut.
Jarre pour réserver l'eau. Gouttière pour recueillir les eaux de pluie et les diriger vers la citerne.
cette visite est aussi l'occasion de jouer agréablement avec les contrastes de couleurs
ce jour-là, des pigeons et des enfants sages étaient venus visiter le bordj. |