Amandier fleuri- Tunisie ( photo de Lucien)

                                                                                                             De Tunisie et d'ailleurs

 

                                                                                                                                                                                                                                                                   

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Les racines du mandarinier  de Cécile Oumhani ( lu par Gisèle)

Un livre qui décrit avec beaucoup de sensibilité la difficulté, pour un couple mixte franco-tunisien, de vivre en Tunisie en tenant compte de la culture de l'homme, tunisien et de celle de son épouse, française. Un beau roman où l'amour nié, le désespoir, l'attente, très longue, d'une maman qu'on a séparée de son fils et enfin, la joie sont décrits dans un beau langage simple et poétique. Un régal !

Livre paru en 2003, aux éditions "Paris-Méditerranée"

les jardins du nord  de Souad Guellouz ( lu par Gisèle)

Un livre devenu introuvable dans sa traduction française en Tunisie. Voici les propos lus sur la quatrième de couverture et qui résument bien le livre : " Qui se souvient encore de la Tunisie du nord des années 40 ? Pour celui qui ne sait plus, pour tous ceux qui ne savent pas, Souad Guellouz nous y transporte...Et c'est un enchantement de suivre cette petite fille, si semblable à celles d'aujourd'hui, si différente aussi..." J'ai appris beaucoup sur la Tunisie de cette époque que je ne connaissais pas, sur cette région de Ferryville dont j'avais beaucoup entendu parler mais dont je n'avais qu'une vague idée.

Livre paru en 1982, aux éditions Salammbô

Lucien a rencontré Souad Guellouz à Tunis :

Nous avions rendez-vous à 10h devant la librairie Claire Fontaine. J’arrive juste et une dame m’accoste : «Vous êtes le… » « Oui, madame. ». Nous tombons d’accord pour aller nous asseoir dans le café d’en face. Une dame élégante dans son costume marron (ne me demandez pas trop de détails vestimentaires), très bien habillée, très chic. Assis au milieu de jeunes hommes, sous le bruit d’une télévision, nous devisons librement, trop de bruit pour qu’on nous entende, tout en dégustant une toute petite tasse express. Je ne suis guère bavard et j’ai parlé et elle enchaînait, elle parlait et je suivais les images, les faits, les couleurs, les souvenirs, les livres, plus d’une heure est passée sans que je m’en rende compte. Metline, Tinja, Sofia, la famille Buonanotte, le pensionnat rue de Hollande, le forum, les questions, les réponses. J’avais l’impression que notre conversation poussait comme un grand arbre, chaque mot donnant l’occasion d’un nouvel échange, un nouveau feuillage, une nouvelle branche, dans le silence de notre tête à tête, tout surpris que j’étais par moments de voir les autres clients autour de nous, d’entendre les vociférations de la télévision. Après plusieurs tentatives de départ, nous nous sommes quittés, elle partant à ses affaires, moi rentrant à la maison, trois livres dédicacés sous le bras. J’ai rencontré une grande dame.

La mémoire des cèdres  de Jacqueline Massabki et François Porel ( lu par Elise)

Après la première guerre mondiale, François Le Bruel, jeune Français du Midi, s'installe au Liban dont il fera sa patrie après son mariage avec la douce Marthe. Ses enfants y grandissent, se marient, qui avec un juif, qui avec un musulman. Mais lorsque la guerre s'allume au Proche-Orient, les petits enfants de Marthe et François  sont jetés dans la violence.
François voit alors les siens s'affronter et péricliter ce pays de lumière et de paix dont sa jeunesse avait fait un Paradis.
Un grand roman qui nous fait revivre et comprendre le destin de ce Liban encore déchiré aujourd'hui.

J'ai beaucoup aimé ce livre et je sais que vous l'aimerez aussi.

Livre paru en 1989, aux éditions Laffont

Extrêmement fort et incroyablement près de Jonathan Safran Foer ( lu par Gisèle)

Un petit garçon de 9 ans a perdu son papa dans l'attentat du 11 septembre 2001. Il ne s'agit pas de n'importe quel enfant, mais d'un petit garçon très doué, passionné par des tas de choses et qui va jusqu'au bout de ce qu'il entreprend aux quatre coins de New York. C'est le second roman de ce jeune auteur américain très inventif et émouvant. J'ai été fascinée par le héros et par la composition du roman, par l'écriture et les personnages peu conventionnels.

Paru aux éditions de l'Olivier, 2003

Une saison blanche et sèche d'André Brink ( lu par Gisèle)

Ce n'est pas une oeuvre récente puisque ce roman a été écrit en 1979, en plein apartheid en Afrique du sud où il a d'ailleurs été interdit de publication. ce sont les éditions stock qui l'ont publié après qu'il ait été traduit de l'Anglais. Deux évènements m'ont remis ce livre en mémoire : l'élection de Barack Obama aux USA et la mort de Myriam Makéba. Ce livre raconte comment un blanc d'Afrique du sud, un Afrikaner qui ne s'était jusqu'alors pas interrogé sur l'existence du peuple noir qu'il côtoie tous les jours va se livrer à une enquête difficile pour découvrir ce qu'a pu devenir le fils du jardinier noir de l'école où il enseigne qui a disparu dans les locaux de la police. Cette enquête va l'amener à découvrir ce régime d'apartheid qui ne l'avait pas troublé jusqu'alors. C'est le plus connu des romans d'André Brink mais, je lui ai encore préféré " un turbulent silence" également publié chez Stock.

Paru aux éditions stock en 1980, depuis, il est édité en poche.

Le petit livre des citations latines  de Lucien Jerphagnon, "professeur émérite des universités, membre de l'académie d' Athènes, lauréat de l'Académie française et de l' Académie des sciences morales et politiques". (lu par Marie Rose)

Je vais m'amuser au lit avec un petit bouquin très instructif reprenant les phrases latines célèbres que l'on traduit souvent correctement en français mais dont on ne comprend pas toujours le sens réel voulu par l'auteur. Voici deux exemples :

CARPE DIEM

(Cueille le jour) – Horace, Odes, I, XI, 8)
Autrement dit : « Profites-en »

« Ca c’est bien vrai » aurait dit le regrettée mère Denis dans une publicité télévisée. Horace était de mentalité épicurien. Attentif à la fuite du temps, il entendait bien en tirer le meilleur, et cela sans pour autant faire de la recherche du plaisir un sport finalement exténuant. Les épicuriens étaient tout, sauf des stakhanovistes de la jouissance : trop fatigant.
S’entend énoncer, encore que rarement, par des gens ayant passé la cinquantaine. Avant ils ne se doutaient pas que leurs jours étaient comptés.

IN VINO VERITAS
(Dans le vin est la vérité)
d’après l’adage grec oinos kai alêtjeia : « le vin et la vérité (vont de pair) »
Autrement dit, ivre mort, un monsieur vous révèlera enfin ce qu’à jeun il vous aurait toujours caché. C’est ce que les psychiatres appellent une levée d’inhibition.
Rien de moins sûr quant aux conséquences. Préférer la prestation de cette dame de l’Antiquité que Philippe de Macédoine (le père d’Alexandre le Grand), fin saoul, venait de condamner injustement. Elle dit au roi : « J’en appelle à Philippe ! Mais Philippe à jeun ! » (Valère Maxime, Actions et paroles mémorables, VI, II, exemple. Ext 1)

Paru aux éditions Taillandier  en 2004

La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel ( livre lu par Gisèle)

Un vieux monsieur quitte son pays dévasté par la guerre à bord d'un bateau. Il n'a plus de famille à l'exception de sa petite fille qu'il sert dans ses bras et dont il va prendre soin en exil.

C'est un beau livre qui parle de la souffrance qu'il y a à être déraciné, de l'amitié, voire de l'amour, de la folie avec une douceur et une tendresse propre à Philippe Claudel. C'est un tout petit livre d'une centaine de pages, à peine.

Paru aux éditions stock en 2005. Depuis, Philippe Claudel a publié un autre très beau livre : " le rapport de Brodek".

Livres lus par Lina : Barabbas, Chagrin d'école, Contes d'une Grand-Mère.

 Barrabas de Pär Lagerkvist.

  L'auteur nous plonge dans la drôle de vie de Barabbas, de façon saisissante.

Il nous restitue la vie mouvementée et la conscience tourmentée de cet homme, après l'exécution de Jésus. Il ne sera plus le même après avoir assisté à la crucifixion, au mont Golgotha.Ce qui le préoccupe, ce n'est pas la croyance en Dieu, mais le désir profond d'en finir avec la culpabilité.

 

Chagrin d'école de Daniel Pennac.

  L'auteur qui fut professeur, choisit un appartement parisien, donnant sur 2 cours de récréation, comme si un cheminot prenait sa retraite au-dessus d'une gare de triage. Bizarre, mais rien d'extraordinaire à cela si le professeur en question n'avait pas été un mauvais élève en son temps.

Son récit décrit le cancre et la douleur de ne pas comprendre les effets collatéraux sur les parents et les profs.

 

Contes d'une Grand-Mère de George Sand.

  A la fin de sa vie, G .Sand, écrivit des contes ravissants, pleins de féerie, de fraîcheur et d'authenticité pour Aurore et Gabrielle ses petites filles.

- « Quand j'étais enfant, ma chère Aurore, j'étais très tourmentée de ne pouvoir saisir ce que les fleurs se disaient entre elles. Mon professeur de botanique, m'assurait qu'elles ne se disaient rien ; soit qu'il fût sourd, soit qu'il ne voulût pas me dire la vérité, il jurait qu'elles ne disaient rien du tout. Je savais bien le contraire. »

La grand-mère de jade de Frédérique Deghelt

je viens juste de lire les dernières lignes de ce livre et je le quitte avec regret : il m'a fait entrer dans un rêve, celui d'une vieillesse riche de beaucoup de promesses encore, d'une vieillesse où l'on se sent utile, voire nécessaire. Les phrases sont belles, élaborées avec soin. D'ailleurs, la grand mère de Jade ne dit-elle pas :" Si je déteste les livres dont les dialogues sont du quotidien banalement retranscrit, j'aime les êtres qui font de leurs conversations de vrais textes." Ce principe est utilisé tout au long du livre et forme un texte raffiné où il n'est pas seulement question de la vieillesse mais aussi du plaisir de la lecture et de la difficulté d'écrire.

Editions acte sud     Livre lu par Gisèle

Le quai de Ouistreham de florence Aubenas ( éditions de l'olivier)

Où la journaliste raconte l'expérience qu'elle vient de vivre à Caen : " J'ai conservé mon identité, mon nom, mes papiers mais, je me suis inscrite au chômage avec un baccalauréat pour seul bagage." cette expérience a duré presque six mois, de février à juillet 2009. C'est la relation de cette recherche constante et obsédante d'heures de ménage à faire ici ou là, des remplacements d'employées malades ou démissionnaires, des mauvais traitements imposés à ces gens assurant l'entretien des locaux publics tels que  bureaux ou  halls d'entreprises,  mobilhomes de camping,  cabines de ferries partant vers l'Angleterre, du calcul permanent auquel  beaucoup se livrent pour parvenir à trouver de quoi manger avec les petits salaires empochés, c'est aussi la dénonciation de la grande mascarade qu'est " pôle emploi" dont les employés sont obligés de tricher pour répondre aux exigences gouvernementales. Voilà un livre-reportage qui devrait empêcher chacun de ses lecteurs de penser que, si on est chômeur, c'est qu'on le veut bien et qu'on est un(e) paresseux(se) si on le reste. Quand j'ai fermé le livre, j'avais la gorge serrée en pensant à Marguerite, Victoria ou le petit Germain rencontrés sur les quais de Ouistreham.

Livre lu par Gisèle

Le goût âpre des kakis de Zoyâ Pirzâd ( éditions Zulma)

Ce sont la couverture amusante et le titre qui évoquait la Tunisie qui m'ont fait acheter ce livre.

C'est une Iranienne qui écrit des nouvelles concernant des femmes : celle-ci trouve son indépendance en créant un cours d'effacement des taches, celle-là rompt ses fiançailles avec un homme sérieux et installé pour vivre avec un poète farfelu et enthousiaste, cette vieille dame partage avec tous ses amis les kakis de son jardin, ce sont de tout petits évènements, des petits riens de la vie, décrits avec légèreté et simplicité mais, d'une nouvelle à l'autre, on entre peu à peu dans la société iranienne et, à la fin de ce livre, on la connaît bien mieux et on est bien plus apte à la comprendre.

Livre lu par Gisèle et par Elise

L'avis d'Elise :Ce sont cinq histoires différentes, cinq vies racontées là avec une simplicité touchante. Si le début peut paraître déroutant, on se prend très vite d'attachement pour ces personnages dont l'histoire peut être celle de chacun dans ce pays de rêves autrefois appelé Perse.

Fallait-il beaucoup de talent à l'auteure pour dérouler en quelques pages toute une vie, faire ressentir au lecteur les sentiments profonds et intimes des personnages avec une finesse de langage que seule, la simplicité pouvait apporter. Et quel confort de n'attendre aucun drame, seulement partager l'intimité des personnages en laissant au lecteur l'imagination de telle ou telle situation particulière.

Une découverte agréable !

Un jour avant Pâques de zoyâ Pirzâd ( éditions Zulma)

Le second livre acheté de ce même auteur au féminin m'a plu autant que le premier : Un homme évoque son enfance, son amitié avec une petite musulmane, lui qui est catholique arménien, puis, il dit, devenu homme et père, ses souvenirs, ceux de sa grand mère, de sa mère , de son épouse , de l'enfance de sa fille, il évoque la difficulté d'être femme dans ce pays qu'est l'Iran, le poids des préjugés et des traditions qui enferment et pèsent tellement sur les femmes, qu'elles soient catholiques ou musulmanes. Zoyâ Pirzâd utilise toujours une écriture légère qui sous entend plus qu'elle n'expose et qui fait appel à la sensibilité et à l'imagination du lecteur. Ce livre m'a fait penser à une fine et délicate dentelle de phrases dont les fils seraient  les mots.

Livre lu par Gisèle

Le radeau de pierre de Jose Saramago, écrivain portugais, prix Nobel de littérature.

 

Une longue fissure apparaît tout au long de la chaîne pyrénéenne, fissure qui s'élargit de plus en plus, détachant la péninsule Ibérique du continent européen. cette situation   provoque des tas de changements dans la vie de quatre habitants de la péninsule et des changements de société importants. Saramago utilise cette fiction pour dénoncer nos habitudes parfois bien ridicules, sur un ton léger, en analysant, décortiquant même, certains gestes du quotidien et d'autres, plus rares. Ce livre mêle le merveilleux et l'extraordinaire à l'ordinaire dans une écriture aisée et parfois précieuse qui m'a beaucoup plu.

ce livre existe en  poche,  aux éditions " POINTS" 

    

Livre lu par Gisèle.

Passé sous silence d'Alice ferney ( éditions Actes Sud )

Ce livre ne nous maintient pas en haleine par ce qu'il raconte, les faits sont historiques et bien connus, les deux personnages principaux dont les noms ont été remplacés par d'autres le sont aussi, ce livre est tout simplement un exercice de style inattendu et très réussi : des phrases qui disent l'évolution psychologique de ces deux personnages dont l'un finit par condamner l'autre qui va mourir. On voit évoluer au fil des pages les mentalités des deux hommes vers cette finalité : la mort de l'un d'eux. C'est terriblement humain et , paradoxalement, au dessus de l'humanité banale , quelque part dans les pages de l'histoire.

Je connaissais Alice Ferney grâce à ce très beau roman " Grâce et dénuement" dans lequel elle décrivait la condition gitane avec une grande sensibilité mais dans une écriture plutôt classique. Avec " Passé sous silence", elle nous permet de découvrir une autre facette de son talent d'auteur.  Livre lu par Gisèle.

Purge de Sofi Oskanen ( éditions Stock)

C'est un roman qui zigzague dans le temps et dans la géographie : Tantôt, on est en 1992, en Estonie, tantôt en 1991, en Allemagne, puis, un grand bond en arrière nous amène en 1939-1945 en Estonie, en 1991, à Vladivostok. On comprend rapidement que ces moments éloignés les uns des autres, que les personnages qui semblent n'avoir aucun rapport les uns avec les autres, sont tous raccrochés à la même histoire, celle de l'Estonie et d'une famille de ce pays balte, ballotés entre diverses occupations et régimes politiques. Les personnages sont très vite captivants car, sous leur apparent détachement, ils vivent intensément, avec une force surprenante, les souffrances que leur imposent ces divers régimes politiques et les hommes qui les mettent en oeuvre. Il y a, dans ce livre, la description d'une humanité qui fait peur tant elle est inhumaine, souvent, mais, heureusement, une vieille femme intelligente va redonner à cette humanité une part de bonté qui nous rassure puisqu'on en fait partie.  Livre lu par Gisèle.     

je dois tout à ton oubli de Malika Mokeddem ( livre de poche)

Malika est algérienne, elle décrit, dans ce petit livre de 148 pages ce que peuvent être les relations entre une mère vivant dans un petit village du sud algérien, soumise aux préjugés qui sont la règle dans ce village, mais aussi dans tout le pays, mais encore dans tout le Maghreb, voire  dans tous les pays musulmans, au qu'en dira-t-on  et sa fille aînée éprise de liberté et qui va fuir le village, puis le pays, rejetant ainsi tout ce qui fait la vie de la mère. C'est aussi une description du pays dans laquelle je n'ai eu aucun mal à retrouver la Tunisie. C'est une belle langue, la nôtre, si poétique parfois. Demain, je filerai à la librairie pour trouver d'autres titres de cet auteur : " Les hommes qui marchent" ou bien" Le siècle des sauterelles"... merci à l'amie qui m'a offert ce joli livre et fait découvrir son auteur.

"Ayant voulu fuir un mode de vie archaïque qui serait celui de l'acceptation et de la résignation, Selma choisit le chemin de la liberté en réussissant dans de longues et brillantes études qui la conduisent loin de son enfance saharienne.
L'auteur arrive à transmettre avec brio les angoisses et le doûte qui ressurgissent en sa mémoire ,après l'avoir frappée de plein fouet  lors d'un fait divers dont elle fut le malencontreux enfant témoin.
Interrogations et aversion planent sur une relation mère fille qui nous tient en haleine du début jusqu'à la fin de ce roman bouleversant."  Lina

 Le Coeur glacé d'Almudena Grandes ( livre de poche)

" Almudena grandes est née en 1960 en Espagne. Après des études de géographie et d'histoire à l'université Complutense de Madrid, elle se lance dans l'écriture. Ses oeuvres traitent de l'Espagne de la fin du XXième siècle et du début du XXI ième et font preuve d'un grand réalisme. Elle vit actuellement à Madrid."

Ce livre en deux tomes de 600 pages chacun a été publié en Espagne en 2007

C'est l'histoire de deux familles, l'une républicaine, l'autre franquiste, c'est surtout l'histoire de l'Espagne ( et un peu celle de la France) depuis 1936 jusqu'à aujourd'hui. Je croyais tout savoir sur la guerre civile d'Espagne, mais, ce livre m'a révélé que je ne connaissais que la grande Histoire, celle qui ne parle que des généralités qu'il faut connaître, je n'avais pas imaginé les souffrances personnelles qu'avaient engendrées ce conflit et surtout, à quel point ces souffrances avaient laissé des traces dans la société espagnole d'aujourd'hui.

J'ai été troublée, au début de ma lecture par la multiplicité des personnages que je ne situais pas les uns par rapport aux autres mais, finalement, le suspense, dans ce livre, réside dans le rapprochement lent de ces personnages dont les caractères sont fouillés. Outre le plaisir que j'ai pris à lire cette oeuvre, j'en sais maintenant un peu plus sur l'histoire de cette période . ( Livre lu par Gisèle)