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De Tunisie et d'ailleurs
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Un voyage en Alsace Reportage de Marie Rose Page 1 : la cathédrale de Strasbourg Page 2 : l'ascenseur à bateau d'Arzviller Page 3 : le château du haut Koenigsbourg La cathédrale de Strasbourg A l’entrée de la vieille ville, cœur touristique de
Strasbourg au bord de l’ Ill, on ne peut que lever la tête tant elle domine
« La Petite France » par sa majesté imposante.
La Cathédrale de Strasbourg, construite au 11ième siècle,
avec son impressionnante flèche de 142 mètres de haut surmontant le clocher,
était la plus haute de France jusqu’au XIXè siècle, surpassée aujourd’hui par
celle de Rouen. J’en ai attrapé le torticolis. Sa construction, sur les fondations d’une ancienne basilique romane, s’est échelonnée sur plus de 4 siècles. D’architecture gothique en grès rose, ses murs extérieurs
donnent l’impression de dentelle diaphane sous le soleil qui lors de notre
visite nous a fait l’amitié d’être des nôtres.
Elle est reconnaissable à sa tour unique. La seconde tour
n’a jamais vu le jour, la géologie ayant révélé une incapacité à supporter son
poids.
A l’intérieur, la nef possède une impressionnante galerie
de vitraux du XIVè siècle représentant des scènes de vie de la Sainte Famille.
Il y en a tant qu’ils sont très rapprochés les uns des autres formant presque
une fresque. La Grande Rosace, purement décorative, est grandiose par
son diamètre.
La Chaire également d’architecture gothique est très chargée, extrêmement travaillée, très riche par la multiplicité des statues.
Dans la tellement grande diversité des sculptures on trouve
un mélange d’art gothique et roman qui cohabitent mais le gothique fait oublier
et rend presque invisible le roman tant il est ostentatoire..
Une sculpture également très imposante représente le Mont des Oliviers.
Le point de mire de tous les touristes est sans conteste
l’horloge astronomique, œuvre d’horlogers suisses, du XVIè siècle. C’est un chef
d’œuvre de la Renaissance.
Chaque jour à 12 h 30 elle anime les figurines représentant les apôtres défilant devant le Christ et un coq bat des ailes. (le mécanisme qui s’était arrêté a été restauré au cours de la seconde moitié du XIXè siècle). En dessous, un enfant, un homme adulte et un vieillard symbolisent les étapes de la vie de l’être humain qui passent devant la mort. Je n’ai malheureusement pas pu voir cette petite merveille en action, ayant visité la cathédrale l’après-midi. Mais même ainsi, croyez-moi, elle mérite le regard émerveillé.
Je suis impressionnée par le travail gigantesque des artistes-maçons et de leur prestigieux savoir-faire. Il faudrait des journées entières pour décortiquer les messages de chaque œuvre. Toutefois, la surcharge de l’art gothique aux lignes beaucoup plus travaillées que l’art roman, incite davantage à la contemplation de ces merveilles artistiques qu’au recueillement et au rapprochement au Divin. L’atmosphère est très chargée. Ceci est, bien entendu, une vue de l’esprit qui n’engage que moi, mon ressenti. Le rayon vert : Le 21 mars, à 11h38,
un rayon vert tombe dur le dais du Christ. A chaque équinoxe, à 11h38 précises,
c'est à dire à midi à l'heure soalaire de Strasbourg, un rayon de soleil
traverse un vitrail du sud de la cathédrale, vitrail représentant Juda, ancêtre
de Jésus, et se positionne sur le dais surplombant le Christ en pierre datant de
1485. Le rayon passe par le pied de Juda qui regarde le ciel et désigne son pied
du doigt.
J’ai vivement regretté lors de ma visite, la présence de
cordons d’interdiction de passage ailleurs que dans la nef, canalisant ainsi
les visiteurs vers finalement peu d’endroits accessibles. A distance et compte
tenu de ma vue il m’était difficile d’apprécier les détails des vitraux par
exemple ou de certaines statues. On ne pense pas suffisamment aux défaillants
visuels qui auraient besoin d’apprécier de plus près. Mais je suppose que compte
tenu des milliers de visiteurs et du comportement de certains, il vaut mieux
prendre des précautions d’usage.
En tout cas je garde un souvenir très impressionné de cette visite au cœur d’une belle province de France, de l’art et de la chrétienté.
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