Amandier fleuri- Tunisie ( photo de Lucien)

                                                                                                             De Tunisie et d'ailleurs

 

                                                                                                                                                                                                                                                                   

Accueil

Le printemps des poètes en Tunisie

Forum

Photos anciennes  de Tunisie

Tunisie de nos parents

L'art Berbère en Tunisie

Plantes de Tunisie

Surprises animales de Tunisie et d'ailleurs

Des cailloux de Tunisie et d'ailleurs

Aïd en Tunisie

La Ghriba

Mateur et mes souvenirs

Portraits

Portes de Tunisie et ailleurs

Architecture jerbienne

Une place de Tunisie

Archéologie

Les souks libyens

Le thé en Tunisie

Comparaisons

Couleurs du nord

Balade sur le jbel Ishkeul

Dans la forêt de Kroumirie

Des odeurs de Tunisie

Pêche au corail à Tabarka

Aide au développement dans le sud

Autour d'une photo

 A Lyon...

A Manosque

A Bordeaux...

Bateaux-lavoirs de Laval

Les voyages de Rosalie

En Alsace

Couleurs à Belle île en mer

Voyage dans le temps : Vaison la Romaine

Peintures en trompe l'oeil

Nos recettes

Mots d'enfants

Evènements de notre enfance

Des objets et des mots de notre enfance

Des livres

Nos textes, à propos de Tunisie et d'ailleurs

 

Livre d'or

D'autres sites

 

Un voyage en Alsace

Reportage de Marie Rose

Page 1 : la cathédrale de Strasbourg

Page 2 : l'ascenseur à bateau d'Arzviller

Page 3 : le château du haut Koenigsbourg

La cathédrale de Strasbourg

A l’entrée de la vieille ville, cœur touristique de Strasbourg au bord de l’ Ill, on ne peut que lever la tête tant elle domine « La  Petite France » par sa majesté imposante.

La Cathédrale de Strasbourg, construite au 11ième siècle, avec son impressionnante flèche de 142 mètres de haut  surmontant le clocher, était la plus haute de France jusqu’au XIXè siècle, surpassée aujourd’hui par celle de Rouen.

J’en ai attrapé le torticolis.

Sa construction, sur les fondations d’une ancienne basilique romane, s’est échelonnée sur plus de 4 siècles.

D’architecture gothique en grès rose, ses murs extérieurs donnent l’impression de dentelle diaphane sous le soleil qui lors de notre visite nous a fait l’amitié d’être des nôtres.

Elle est reconnaissable à sa tour unique. La seconde tour n’a jamais vu le jour, la géologie ayant révélé une incapacité à supporter son poids.

 

A l’intérieur, la nef possède une impressionnante galerie de vitraux du XIVè siècle représentant des scènes de vie de la Sainte Famille.  Il y en a tant qu’ils sont très rapprochés les uns des autres formant presque une fresque.

La Grande Rosace, purement décorative, est grandiose par son diamètre.

 

La Chaire également d’architecture gothique est très chargée, extrêmement travaillée, très riche par la multiplicité des statues.

 

Dans la tellement grande diversité des sculptures on trouve un mélange d’art gothique et roman qui cohabitent mais le gothique fait oublier et rend presque invisible le roman tant il est ostentatoire..

 

Une sculpture également très imposante représente le Mont des Oliviers.

 

Le point de mire de tous les touristes est sans conteste l’horloge astronomique, œuvre d’horlogers suisses, du XVIè siècle. C’est un chef d’œuvre de la Renaissance.

Chaque jour à 12 h 30 elle anime les figurines représentant les apôtres défilant devant le Christ et un coq bat des ailes. (le mécanisme qui s’était arrêté a été restauré au cours de la seconde moitié du XIXè siècle).

En dessous, un enfant, un homme adulte et un vieillard symbolisent les étapes de la vie de l’être humain qui passent devant la mort.

Je n’ai malheureusement pas pu voir cette petite merveille en action, ayant visité la cathédrale l’après-midi. Mais même ainsi, croyez-moi, elle mérite le regard émerveillé.

 

Je suis impressionnée par le travail gigantesque des artistes-maçons et de leur prestigieux savoir-faire. Il faudrait des journées entières pour décortiquer les messages de chaque œuvre. Toutefois, la surcharge de l’art gothique aux lignes beaucoup plus travaillées que l’art roman, incite davantage à la contemplation de ces merveilles artistiques qu’au recueillement et au rapprochement au Divin. L’atmosphère est très chargée. Ceci est, bien entendu, une vue de l’esprit qui n’engage que moi, mon ressenti.

Le rayon vert : Le 21 mars, à 11h38, un rayon vert tombe dur le dais du Christ. A chaque équinoxe, à 11h38 précises, c'est à dire à midi à l'heure soalaire de Strasbourg, un rayon de soleil traverse un vitrail du sud de la cathédrale, vitrail représentant Juda, ancêtre de Jésus, et se positionne sur le dais surplombant le Christ en pierre datant de 1485. Le rayon passe par le pied de Juda qui regarde le ciel et désigne son pied du doigt.

 

J’ai vivement regretté lors de ma visite, la présence de cordons d’interdiction de passage  ailleurs que dans la nef,  canalisant ainsi les visiteurs vers finalement peu d’endroits accessibles. A distance et compte tenu de ma vue il m’était difficile d’apprécier les détails des vitraux par exemple ou de certaines statues. On ne pense pas suffisamment aux défaillants visuels qui auraient besoin d’apprécier de plus près. Mais je suppose que compte tenu des milliers de visiteurs et du comportement de certains, il vaut mieux  prendre des précautions d’usage.

 

En tout cas je garde un souvenir très impressionné de cette visite au cœur d’une belle province de France, de l’art et de la chrétienté.