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De Tunisie et d'ailleurs
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Le printemps des poètes en Tunisie Surprises animales de Tunisie et d'ailleurs Des cailloux de Tunisie et d'ailleurs Aide au développement dans le sud Voyage dans le temps : Vaison la Romaine Des objets et des mots de notre enfance Nos textes, à propos de Tunisie et d'ailleurs
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Des expressions et des mots de notre enfance - Des mots utilisés à Ferryville réunis dans un texte écrit par Claudia ( beaucoup d'entre eux viennent directement de l'Arabe et sont passés dans le langage courant à cette époque : méchouia : grillé, en Arabe, Robs tabouna : pain cuit dans le tabouna, four en terre fabriqué par les femmes, sabella : robinet en Arabe... Ajout de Gisèle) "Elise nous a permis de revoir le" Four Palestinien" tellement utilisé pour les
gâteaux et gratins, mais les cuisinières Tunisiennes faisaient cuire aussi sur
le "Kanoun", ce petit brasero en terre posé sur le
sol dans lequel se consumait du petit bois ou du charbon de bois. Les fillettes
que nous étions ,avions toutes en dînette , un Kanoun miniature sur lequel nous
posions les minis couscoussiers et tagines en terre également. "Dans les bonnes , ou moins bonnes ...habitudes de notre
enfance, il y avait aussi un autre rituel , celui du passage chez le marchand de
"Ftaïres" pour y faire provisions de lipides bien emmagasinées
dans ces beignets ruisselants d'huile de friture à manger tout chauds, bien
emballés qu'ils étaient, dans ce bon vieux papier marron, dont on a connu le
vrai nom qu'en France, je veux parler du papier Kraft qui enveloppait tout ce
que l'on achetait chez l'épicier, chez le "Djerbien" pardon !...
Et comme si les excès ne suffisaient pas, nous aimions aussi à un autre moment
de la journée, consommer ces autres beignets qui en plus de l'huile avaient
dessus une bonne couche de sucre et qui répondaient au nom rigolo de "Bambolonis"...Cela
prend maintenant des allures d'interdit ...mais comme tout cela était bon..... Ah! Un autre nom connu me vient à l'esprit . Personne n'a oublié la "Pompe à Fly-Tox"....un autre objet culte qui, bien avant que l'on ne parle des Shadocks ou de la pollution servait à faire pression pour faire sortir de son mini réservoir cet insecticide qui devait débarrasser nos nuits des mouches et moustiques...." - Faire la cuisine à la baballa : Expression employée à Ferryville pour dire qu'on ne suivait pas de recette précise et que les proportions étaient déterminées selon l'intuition de la cuisinière. - Le potager : mot utilisé en Tunisie pour désigner une sorte de paillasse de carrelage blanc incluant un foyer dans lequel on pouvait faire un feu de bois et une niche pour entreposer les légumes. Toutes les cuisines des logements italiens avaient ce " potager " autrefois, avant l'utilisation des réchauds à gaz. - la "tighia".(
Tunisie) -
La pile
(Tunisie)
: Un souvenir très présent, c'était le jour de le
lessive. Dans la cour, maman avait une "pile", c'est à dire, un grand bac en
zinc, sur lequel était posée une planche à laver. La vidange se faisait, tout
simplement en tirant le bouchon qui obstruait la cuve. Cette "pile" était posée
sur un support en fer, comportant quatre pieds. "Outre le fait qu'elle servait à faire la lessive, elle nous servait de baignoire puisque nous y prenions un bain une fois par semaine. Nous n'avions pas de salle de bains mais un simple cabinet de toilette avec un lavabo. Pour les lessives de "blanc" on n'oubliait pas de mettre un "cube de bleu", que l'on achetait chez le Djerbien, pour que le linge soit éclatant. Pour faire "bouillir le blanc" on utilisait la "lessiveuse", bac cylindrique en zinc, muni d'un couvercle que l'on mettait sur un trépied au dessus du primus. Je revois du petit linge blanc sécher au soleil "sur l'herbe" comme on disait, c'est-à-dire souvent sur des petits bosquets et massifs dans le jardin. Les grandes pièces étaient étendues "sur le fil" tendu entre deux poteaux." Explications de Marie Rose. -En Tunisie, pour manifester son dégoût, les enfants disaient " rit " tandis qu'en France, au même moment, nous disions " beurk ". Expressions mayennaises restées dans la mémoire de Gisèle - Ne pas avanger dans son travail : En Mayenne, cette expression signifiait que le travail n'avançait pas, qu'on n'était pas "avantageux". - Claver la porte : Fermer la porte à clef en Mayenne. Nos parents issus de la campagne disaient aussi " clancher la porte" - Baller : " ta jupe balle de ce côté" ou bien " il y a une branche de l'arbre qui balle", pendre, tomber. - Bouiner : " Qu'est-ce que tu bouines que tu n'arrives pas ? " , faire mais avec un sens péjoratif - Cotir : " tapis te ben amont la haie pour pas qu'la boue cotisse amont tes hardes" " mets toi bien contre la haie pour que la boue ne saute pas contre tes vêtements, n'éclabousse pas tes vêtements." cotir veut dire sauter dans le sens d'éclabousser. - Etre benaise : être content ( bien aise). - S'émeiller : être inquiet, voire effrayé : " affaire émeillée est à moitié passée" - Dérincer : " J'vas dérincer mon caniveau" : je vais nettoyer mon caniveau. - Rasserer : ramassser. Quand j'étais petite, j'allais " serrer ou rasserer de l'herbe pour les lapins." - Faire du souis : faire des saletés : le plâtrier laisse beaucou de souis derrière lui. - Un serre-souis : la petite pelle qui sert à ramasser les saletés après balayage. certains disaient " un serre-bourrier". - Le bourrier : les mauvaises herbes du jardin ou les saletés que le balai regroupe. En Bretagne, les bourriers sont les éboueurs d'après Michèle, de Brest. - Amont : contre un mur, un arbre... - Une achée : un ver de terre - Le vlin de la vipère : le venin de la vipère. les gens de la campagne appelaient les vipères et tous les animaux venimeux " des vlins". - Un trou de chou : le trognon des choux à vaches. - Une mesle et un mêlier : une nèfle et un néflier. - Eulà : expression qui marque l'étonnement - Etre à son "amain" : expression mayennaise qui veut dire faire quelque chose en étant à son aise, "à sa main", droite pour un droitier, gauche pour un gaucher. " Tu ne peux point faire ça si tu n'es point à ton amain". -La lessiveuse qui bouillait sur le poêle à sciure servait aussi en Mayenne, à la même époque, et, comme en Tunisie, elle servait de baignoire une fois par semaine. Comme à Ferryville, le cube de bleu était utilisé.
Expressions lyonnaises, fournies par Marie Rose J’éclaire (j’allume) mon ordinateur et viens vous rejoindre pour saluer les gones (les enfants lyonnais) et tous les autres. Pour fêter cela je vais me ramoner le corgnolou (le gosier) - (boire un coup) en mangeant de bonnes bugnes (beignets) que j’ai préparées sans faire de catons (grumaux). Si en me lisant tu n’es pas content de mes expressions lyonnaises, ta mouille (ta gueule) fais en un cuchon (un tas) que tu mettras aux équevilles (ordures ménagères) que demain les âniers (éboueurs) viendront ramasser. Faites y comme je vous y ai dit, mais pour ma part je vais prendre du souci (m’apprêter à prendre congé) Avant de se quitter on va se faire péter la miaille (s’embrasser) et je vais me retirer. Ne râbatez (ne faites pas de bruit) demain matin trop tôt car je vais faire la vacharde (paresseuse) en faisant la grasse matinée.
Expressions du sud est A Manosque, on dit : Alors "pitchounette" (petite),
tu n'as pas été "rapia" (avare) d'expressions lyonnaises.
A Nîmes, on dit : " laissez moi vous saluer comme se saluent les " Réboussiés "( les Nîmois râleurs ) quand ils n'ont pas le temps de s'étendre. Après le passage des " poubelleurs " j'ai pu voir que le temps se " mascare " un peu, aussi je vais partir un peu faire à pieds quelques courses...." ( texte de claudia) |