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De Tunisie et d'ailleurs
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Page 3 : une histoire de famille, histoire contée par Elise.
Du Fort du Trou d’Enfer en passant par Ferryville, un morceau d’histoire familiale
Quand, le 7 Février 1881 est né au Fort du Trou d’Enfer (cela ne s’invente pas lorsque l’on s’appelle Salpéteur) Charles Antoine. Personne ne pouvait s’imaginer que 128 ans plus tard, presque jour pour jour, sa petite fille viendrait vous porter le témoignage d’un acte courageux qui a fait la fierté d’une famille qui portait la Patrie à son plus haut niveau. Mes grands-parents étaient
originaires de Palluel, dans le Pas de Calais. Mon grand-père était né dans ce
département de Seine et Oise comme en atteste cet extrait de naissance
http://petitln.free.fr/idf/troudenfer.htm
Elle pose sur la photo ci dessus avec son fils, sa bru et son petit-fils Rodolphe Charles, mon cher papa. Arrêtons nous un instant sur cette photo pour situer l’âge des figurants. Mon père m’a dit qu’il avait alors 18 ans. Ce qui veut dire que son père, mon grand père, qui le tient par l’épaule avait 45 ans, l’âge de mon fils aujourd’hui, son épouse 42 ans, l’âge de Patricia, ma fille, et sa mère, mon arrière grand mère, assise devant lui, environ 67 ou 68 ans, mon âge actuel. On a du mal à le croire … Ci-dessous ses descendants au même
âge. Août, 2008 Regardez bien la photo ancienne : un papa tient son fils par l’épaule. Sa main posée montre les stigmates de ce qu’il s’est infligés pour ne pas travailler pour l’ennemi. C’était un jour d’été, pendant la guerre de 1914-1918 : Charles Antoine fend du bois dans la vieille cour de la maison située 10, rue du Curé, à Palluel. Sa mère apparaît, affolée, suivie de deux militaires à la tenue qui effraie à cette époque. Ils intiment l’ordre à ce jeune homme de les suivre. Charles comprend tout de suite où ils projettent de le conduire…. « Je prends ma casquette et je vous suis." Il entre dans le petit appentis qui jouxte la maison. Tout de suite, sa mère entend le « han » distinctif d’un coup de hache et mon grand père ressort, la main ensanglantée et avec un sourire narquois, il leur dit : « Voyez, je ne peux pas vous suivre, je suis blessé. » Il s’était coupé les phalanges au nom de la France, comme aimait nous le répéter mon père. Il a été emmené quand même. Il a peu parlé de ce qu’il avait subi mais on peut le deviner. Quelle fierté, pour moi, de vous raconter aujourd’hui son histoire, histoire qu’il me tarde de prendre en exemple pour son arrière-arrière- petit-fils, quand il aura l’âge de comprendre, que l’on a des devoirs envers son pays avant de n’en attendre que les droits !
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