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Er Riadh et la Ghriba, à Jerba.
Un village, autrefois appelé " Hara srira",
et sa synagogue
Le village : Imaginez un village
bleu et blanc, paisible
,
avec une jolie place plantée de ficus, une boucherie et sa façade rose
,
beaucoup de modestes bijouteries dans les vitrines desquelles brillent de beaux
bracelets et de lourds colliers d'or. Toute une partie du village est de
construction récente, avec des villas modernes, des murs parfaitement droits ,
une mosquée toute neuve, une grande route large et goudronnée qui mène
vers la synagogue
Toute les rues de la ville sont d'une
propreté exemplaire. Un riche commerçant y a ouvert un hôtel dans une maison
traditionnelle qu'il a aménagée pour des touristes exigeants et fortunés. Voici
l'entrée de la maison de ce riche commerçant qui aussi très bon goût :
La synagogue : Un tout petit peu d'histoire.
"C'est
à DJERBA, après la destruction du premier Temple par Nabuchodonosor en 586, que
quelques milliers juifs trouvèrent refuge, ils avaient suivi le prophète Jérémie
qui lui allait se diriger vers Eléphantine en Haute Egypte, ces juifs ont
traversé la Cyrénaique et la Tripolitaine, La majorité d'entre eux serait
composée de Cohen (Cohanim) qui auraient même apporté avec eux des pierres du
Temple édifié par Salomon, les autres juifs surtout l'élite et les Hauts
Fonctionnaires ayant été massivement déportés à Babylone........
Le pèlerinage de la Ghriba à
Djerba réunit tous les printemps plus de 5 000 juifs venus de France, d'Israël,
et du Canada, et après un arrêt de quatre années dû au déclanchement de la
seconde intifada par les palestiniens, ce pèlerinage a repris avec
Vigueur en 2005, les journalistes Alexandre Adler et Yvan Levai étaient invités
par le Ministre du tourisme, M. Tijani Haddad.
En Avril 2002, un grave attentat s'est produit en Tunisie à l'encontre de
la toute petite communauté juive de Djerba : un membre tunisien
d'Al Kaida a fait sauter un camion rempli de bombonnes de gaz devant la Ghriba,
tuant 18 touristes allemands et deux français."
Quand on a parcouru la longue avenue que vous avez vue plus
haut, on arrive sur une place : là se dresse la grille qui ferme le domaine de la
synagogue. Il faudra passer par le local de la police pour pouvoir franchir
cette grille : des policiers fort courtois s'enquièrent de votre identité
et, après les attentats de 2002, cet examen rassure plus qu'il n'inquiète.
Nous entrons dans une belle allée pavée encadrée de murs
fraîchement blanchis et éblouissants : Nous sommes à la veille du pèlerinage et
la communauté juive d'Er-Riadh tient à accueillir les pèlerins venus du monde
entier dans un lieu parfaitement propre
A gauche, la synagogue, à droite les bâtiments qui hébergeront une partie des
pèlerins.
Le calme règne dans le bâtiment religieux où l'on doit abandonner ses chaussures
et se couvrir la tête avec un foulard mis à disposition si on n'a pas de
chapeau. Dans cette pièce, on peut écouter des hommes, jeunes ou vieux,
qui lisent à voix haute et discutent en hébreux des textes sacrés

Nous sommes ensuite invités à pénétrer dans la salle où est
enfermée la Thora et de nombreux ex-voto d'argent
,
là, nous avons dû faire un don de quelques dinars, nous nous en acquittons avec
plaisir car, il faut bien entretenir ce lieu saint qui nous raconte toute une
histoire, pou ne pas dire l'Histoire.
Nous ressortons et traversons la belle allée pour franchir la
porte entr'ouverte des bâtiments d'en face :
Tout
est prêt pour demain : les bouchers préparent les brochettes qui seront vendues
aux pèlerins dans ce grand caravansérail : ,
les toilettes sont propres, les lavabos aussi
,
nous parcourons tous les coins et recoins de cet espace encore vide, mais qui,
demain sera aussi bruyant et animé qu'une fête foraine
. Voilà l'image que donne le magazine "GEO" de ce que sera ce caravansérail
demain, quand tous les pèlerins y auront afflué
J'ai vu, un jour de fête, ce fondouk tout plein de rires, de musique, de
drapeaux, de bagages débordant des minuscules cellules de l'étage, de tables où
l'on buvait des flots de bière et mangeait, de femmes couvertes de bijoux , où
l'on parlait en Français , en Arabe surtout. Je pensais à ce qu'avait dû être le
malheureux ghetto de Varsovie, trop plein de monde, mais tellement plus triste
que celui là.
Quelle visite, mes amis ! je suis
ressortie de cette cour abasourdie et heureuse d'avoir fait partie, pour un
petit moment, de toute cette vie !
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