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De Tunisie et d'ailleurs
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Page 3 : LE CHATEAU DU HAUT KOENIGSBOURG à 0RSCHWILLER (Bas-Rhin).
Son nom actuel lui a été donné par la déformation du nom allemand de "Hohkönigsburg" qui se traduit par "haut-château du roi". Perché sur un bloc de grès rose des Vosges, à près de 800
mètres d’altitude, au milieu d’une magnifique végétation qui lui forme un écrin,
il domine toute la plaine d’Alsace. Il offre une vue grandiose à la fois sur les
Vosges, le Rhin, la Forêt Noire et même les Alpes….
Il demeure l’un des sites les plus visités de France. Un peu d'histoire Au XIIè siècle, construit stratégiquement pour surveiller les routes du vin, du blé, de l’argent et du sel, il est la propriété des Hohenstaufen puis a appartenu à d’illustres familles dont les Thierstein, les Ducs de Lorraine, les Habsbourg dès le XVè siècle. Il est pillé et détruit au cours de la guerre de 30 ans par les suédois. Ses ruines sont classées Monument Historique en 1862 mais la totalité du château le sera seulement en 1993. Propriété de la ville de Sélestat en 1865, alors que l’Alsace est annexée à l’Empire allemand, celle-ci n’a pas les moyens de le restaurer et il est offert en 1899 à l’ Empereur Guillaume II de Hohenzollern qui fait entreprendre des travaux de reconstruction dans l’esprit architectural du Moyen-Age pour en faire un musée mais surtout pour symboliser la conquête de l’Alsace par l’Allemagne. La restauration est confiée à un jeune architecte berlinois Bodo Ebhardt qui dans ses travaux va se rapprocher le plus possible de l’image du château avant sa destruction par le Suédois et ce, à partir de quelques documents qu’il a réussi à se procurer. Le château est inauguré en 1908. En 1919 lors du Traité de Versailles il devient propriété de l’état français. Cela va soulever une grande polémique puisque l’investissement a été fait par l’Allemagne. La visite Passés l’entrée et le pont-levis, la cour basse nous
entraîne déjà dans un autre temps et au fil de la visite la déconnexion avec
notre siècle est assurée. Rien ne manque : moulin, forge, escalier en colimaçon,
salles des trophées de chasse, de collections d’armes et d’armures du Moyen-Age,
voûtes et piliers….
Les salles ont été magnifiquement décorées de peintures murales par le peintre strasbourgeois Léo Schnug. Des meubles « Renaissance » trônent et côtoient d’imposants poêles en fonte. Quelques photos en témoignent.
La restauration extérieure et intérieure est une réussite intégrale.
Son classement aux Monuments historiques est largement justifié. Au cinéma Est-il besoin de rappeler qu’en 1937 Jean Renoir choisît ce magnifique cadre pour son célèbre film « La grande illusion » ? Sans doute devons-nous à ce grand cinéaste la notoriété de ce site auprès du grand public, car à ce jour il draine environ 600.000 visiteurs annuels.
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