Amandier fleuri- Tunisie ( photo de Lucien)

                                                                                                             De Tunisie et d'ailleurs

 

                                                                                                                                                                                                                                                                   

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Les caravansérails ou fondouks d'Houmt Souk

 

Dès le 13 ième siècle, des fondouks sont construits à Houmt souk., mais, c'est surtout entre le 16 ième et le 19 ième siecle qu'ont été construits ceux qu existent encore maintenant. Houmt Souk a encore 18 fondouks sur les 23 existant sur toute l'île. Un fondouk est un lieu où étaient accueillis, hébergés, les caravaniers qui apportaient des marchandises de l'intérieur du continent, les animaux, chameaux et chevaux, ânes et mulets, étaient à l'abri dans la grande cour carrée ou rectangulaire du caravansérail, les hommes, eux, dormaient dans les cellules qui bordaient la cour, au rez-de-chaussée ou à l'étage. Tous pouvaient s'y abreuver car tous les fondouks disposent d'une citerne ou d'un puits. Ces bâtiments fortifiés étaient fermés par de lourds portails qui ouvraient sur un porche, la " squifa", précédant la cour.

Aujourd'hui, certains de ces fondouks ont été restaurés et sont devenus des hôtels. C'est le cas de l'Arisha à Houmt Souk mais aussi du Marala.

Hôtel Arisha.

La cour de l'Arisha vue du premier étage.

Un autre angle de prise de vue de la cour de l'Arisha.

Le Mahrala, à Houmt Souk.

Le Mahrala ne possède pas de piscine, mais, le soir, les touristes aiment venir s'asseoir sur ces nattes pour boire un thé ou une bière.

On voit que le puits existe encore dans la cour du Mahrala.

      Sous les  arcades, l'hôtel ( Mahrala à gauche, Arisha à droite) a installé des tables pour servir aux clients un délicieux couscous au mulet ou au loup.

D'autres fondouks sont loués par les propriétaires des diverses cellules à des artisans : un tisserand ici  cette image montre les tissages ( des khadrouns pour adultes et enfants) que fabrique le tisserand. On rencontre aussi, dans ces cours, des réparateurs de vélos, des cordonniers, des marchands de laine...

certains fondouks ne sont plus guère entretenus : C'est qu'ils appartiennent maintenant à des propriétaires multiples et chacun d'eux ne dispose pas d'assez d'argent pour faire réparer, blanchir tous ces murs. La municipalité d'Houmt Souk a cherché et cherche peut-être encore à acheter ces constructions historiques mais, la multitude des petits proprétaires rend l'opération bien difficile.

Un ancien fondouk débouchant d'un côté dans la rue Ferjani et de l'autre côté près du Mahrala  a été tellement modifié et rafistolé qu'il ne ressemble plus guère à un authentique caravansérail. Il abrite maintenant des " antiquaires" et un tisserand de nattes et de chapeaux, de couffins.

le porche ou "squifa" du fondouk des Maltais ouvrant sur la place d'Algérie.

Voilà mon fondouk préféré : j'y entre et j'admire ces belles arcades chaque fois que je vais à Jerba .

Il est muni d'un puits et d'une citerne, il est entretenu avec sobriété et sa cour y est toujours très calme.

Le long couloir de l'étage, Sacha et moi sortions de chez un marchand de laine. Nous avons vu un petit moineau venir se mettre à l'abri du soleil puis s'envoler.

Comme j'aimerais que ces lieux ne disparaissent jamais car, s'ils sont le souvenir d'une époque disparue ( fondouk algérien), ils restent des endroits d'une grande élégance architecturale témoignant d'un savoir construire qui, hélas, se perd en Tunisie !