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De Tunisie et d'ailleurs
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Les palmiers dattiers Les palmiers, comme les oliviers, font partie du paysage
tunisien, surtout du sud : A Jerba, certains coins de l'île sont
essentiellement plantés de palmiers comme d'autres sont des endroits à
oliviers, mais, souvent, au détour d'une piste longeant une olivaie, un bouquet
de palmiers surgit
Avant d'obtenir de beaux régimes comme ceux photographiés
ici, il faut apporter le pollen des fleurs mâles tout près des fleurs femelles
et des hommes se chargent d'aller couper les bouquets dans les palmiers mâles,
beaucoup moins nombreux dans une palmeraie cultivée que les pieds femelles
puisqu'avec un régime de fleurs mâles on féconde beaucoup de régimes femelles.
Les palmiers dattiers sont des arbres capables de s'adapter à toutes sortes de sols, ils supportent très bien la proximité immédiate de la mer comme en témoignent ces clichés :
Les palmiers dans l'économie tunisienne Bien sûr, tout le monde connaît les dattes de Tozeur, les merveilleuses "deglet nour ", ces dattes translucides et tellement sucrées, mais, les palmiers ont fourni et fournissent encore une matière première indispensable à l'économie du pays : - Il n'y a pas si longtemps, quand les maisons étaient construites avec les matériaux locaux, les moitiés de troncs de palmiers servaient de poutres qui soutenaient les toits en terrasses. On en trouve encore dans les vieilles demeures ou dans les caves de potiers, à Jerba.
Les troncs de palmiers servent, à Guellala, à cuire les poteries. -Avec les palmes sèches, les gens construisent des clôtures ou des gourbis qui servent à rentrer les chèvres la nuit, mais qui servaient de cuisine d'été ou même de chambres à coucher quand il faisait très chaud, à zarzis, qui servaient aussi de maisons aux plus pauvres.
"Le palmier est utilisé aussi pour les pêcheries surtout
aux îles Kerkennah et même au nord de Djerba, il en existe encore. On les voit
quand on arrive en avion. Avec les fibres des régimes de dattes on fait les
nasses où viennent se prendre les poissons qui ont été dirigés vers la nasse par
les murs faits de palmes. Les kerkéniens préfèrent acheter le poisson vivant
sorti des nasses que celui pris dans les filets.
"On n'a pas
encore parlé des rameaux confectionnés avec les feuilles de palmiers, ces
rameaux tressés si savamment en Tunisie et que l'on faisait bénir lors de la
messe du dimanche des Rameaux, le dimanche avant Pâques. Je crois que ces mêmes
rameaux existent à Malte où Michèle en a vu, si j'ai bonne mémoire. - Pendant des siècles, les Tunisiens ont fait des meubles
avec les planches de palmier, essentiellement des coffres pour ranger les
vêtements. Cette habitude a été abandonnée et j'ai dû supplier le menuisier de
Zarzis pour qu'il accepte de me faire un petit bahut, le bois étant très
difficile à travailler à cause des courtes fibres qui le composent
- Enfin, le palmier fournit encore le mythique "vin de palme" ou legmi, sa sève qu'on peut boire douce et fraîchement extraite ou bien fermentée et donc alcoolisée. Pour l'obtenir, on étête un palmier, on en supprime le bourgeon terminal et, de la blessure, la sève sucrée s'écoule qu'on recueille dans une gargoulette suspendue le long du tronc ou dans un bidon.
Le palmier est donc un arbre dans lequel tout est utilisable et utilisé. Même s'il est de moins en moins bien entretenu, il reste une "richesse" potentielle pour son propriétaire. Et puis, que serait le sud tunisien sans ses palmiers ? Les touristes y viendraient-ils aussi nombreux ? Auraient-ils autant la sensation d'avoir atterri dans un pays exotique ? Les plus curieux d'entre nous, ceux qui n'ont pas peur de se faire piquer par les palmes peuvent même trouver quelques trésors au coeur de certains palmiers :
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