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De Tunisie et d'ailleurs
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A Lyon ... Enquêtes de Marie Rose ( les traboules, les bouchons lyonnais, Le mot « traboule », typiquement lyonnais et stéphanois, viendrait du latin « trabulare » qui veut dire traverser. Ce nom est apparu après le verbe. On « traboulait » lorsque l’on se déplaçait dans un dédale et l’on a ainsi donné le nom de traboule à ces réseaux qui permettaient de trabouler. Les traboules sont des voies très étroites partant d’un
immeuble et en traversant plusieurs autres. Elles relient les rues entre elles.
Elles se perdent dans la nuit des temps et si elles remontent à la bonne vieille Lugdunum, il est difficile de les dater exactement, faute de documents officiels, mais on les situe vers le IVè siècle. Les habitants manquant d’eau pouvaient ainsi rejoindre rapidement la Saône. Certaines d’entre elles ont deux entrées différentes, d’autres comportent des escaliers du fait des dénivelés de la ville. Elles sont toutes différentes : certaines droites, d’autres contournantes…. Environ 500 traboules sont répertoriées, principalement dans le vieux Lyon (Quartier Saint-Jean), la presqu’île et la Croix-Rousse. Dans le vieux Lyon elles datent de la Renaissance et ont
été construites sur le modèle du patio romain avec galeries et puits dans la
cour, alors que celles de la Croix-Rousse sont plus récentes : ce sont celles
des immeubles des canuts.
Ces chemins entre les immeubles des ouvriers de la soie leur permettaient le transport des tissus à travers la ville tout en restant à l’abri des intempéries pour rejoindre rapidement les marchands de tissus. Ils font gagner rapidement la Presqu’Ile en ligne droite. De nombreuses traboules donnent accès à la « Montée de la
Grande Côte », dont la plus célèbre d’entre elles est «La Cour des Voraces »,
lieu culte de la mémoire de la Révolte des Canuts, mais aussi de la Résistance
organisée lors de la seconde guerre mondiale et le non moins célèbre « Passage
Thiaffait », actuellement galerie des créations artistiques.
Aujourd’hui nous pouvons visiter gratuitement moins d’une cinquantaine de traboules grâce à des accords passés entre les particuliers et la Ville de Lyon, qui en échange d’une servitude de passage, prend en charge une partie des frais d’entretien d’éclairage et de restauration de ces traboules privées. Hors Lyon, il existe des traboules à Saint-Etienne - Villefranche-sur-Saône – Mâcon.
Je me suis laissé conter que pendant la Guerre, certaines traboules aboutissaient hors de nos frontières (en Suisse où s’engouffraient les résistants poursuivis). Je ne connais pas |