Amandier fleuri- Tunisie ( photo de Lucien)

                                                                                                             De Tunisie et d'ailleurs

 

                                                                                                                                                                                                                                                                   

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La "colo"

Partir en colonie de vacances, peu de temps après la guerre, constituait un évènement de premier ordre. C'était échapper au contrôle parental et, il y a 60 ans ou maintenant, c'est toujours grandir.

C'était aussi la perspective de découvertes dont on n'imaginait pas bien la teneur mais qui nous emballaient, nous qui ne sortions jamais de notre quartier de Laval.

Enfin, nous allions pouvoir jouer à la balle aux prisonniers pendant des heures, aux gendarmes et aux voleurs, au béret... Faire des jeux de piste avec messages à déchiffrer et trésors à trouver .

Et puis, nous avions reçu une lettre de Paris qui nous demandait de faire une étude de la flore et des châteaux des bords de la Mayenne, cela nous avait paru très important et nous avait remplies de fierté.

Merci, Monsieur l'abbé Bahier, vous avez été un pédagogue extraordinaire et, je suis heureuse de pouvoir vous rendre hommage sur ce site .

La communion à Laval

Un jour de fête où nous recevions la famille ! Un jour mémorable pour moi parce que je portais une robe de mousseline que je n'aurais  jamais imaginé pouvoir mettre un jour, parce que, ce jour là, un orage si violent s'est déclaré sur la ville qu'il nous a obligés à passer trois longues heures dans l'église qui était devenue un immense parloir et une salle de jeux  pour enfants dissipés. 

                                                                                                                                                                                                                                     Gisèle et Yvonne, deux communiantes de ce jour-là

La communion privée de Michèle à Ferryville

On faisait sa communion privée à 7 ans et cette année là, les communiantes revêtaient une seconde fois leur tenue et défilaient avec des corbeilles remplies de pétales de fleurs pour le mois de Marie. La procession partait de l'Ecole Ste Agnès et rejoignait l'église.

Le mariage de l'oncle Pierre, à Ferryville

   Photo prise dans notre jardin au Temporaire. Pour la petite histoire, maman m'avait fait confectionner une jolie robe en tulle, car j'étais demoiselle d'honneur.

Comme j'étais assez turbulente, de peur que je salisse ma belle robe, maman me l'a fait enlever après la cérémonie et je suis restée en jupon : d'accord, il était joli, mais quand même, j'étais furieuse. D'autant que la robe n'a jamais resservi !

La communion solennelle d'Elise, à Ferryville

Ce 23 Juin 1952 était pour moi un jour important. Les sœurs nous avaient bien préparées à recevoir  le sacrement de la Confirmation et une fête familiale était prévue. Ma grand-tante, tata Françoise, une sœur de ma grand-mère, qui malheureusement n’avait pas d’enfant avait pratiquement imposé à toute la famille sa candidature pour la préparation et l’exécution du repas familial.

L’Eglise Sainte Thérèse de L’Enfant Jésus de Ferryville était bondée. Les filles  du côté droit avaient leur marraine derrière elles. Les garçons à gauche avaient leur parrain derrière eux.

Comme il était de tradition pendant la cérémonie, l’évêque passait dans les rangs et interrogeait au hasard une fille et un garçon. Cette fois là, cela a été un cousin Jean Rivolaen et ….. Moi.
Nos familles étaient d’une fierté innommable que l’on soit ainsi mis à l’honneur. Je crois bien que mon père n’aurait pas été plus fier s’il avait reçu, ce jour là, la Légion d’Honneur…

Et le repas ? Je ne m’en souviens plus exactement. Par contre le gâteau était atroce, cuisiné à l’huile d’olive, il me paraissait immangeable… Seul mon frère, qui avait alors 18 ans et l’appétit qui va avec, s’est exclamé « Tata, il est délicieux ton gâteau ! » alors que tout le reste de la famille envoyait à tata Françoise des regards plus que réprobateurs.

Première communion à Ferryville, en 1957

 

Qui se reconnaît parmi toutes ces petites princesses couronnées ?