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Portes de Tunisie et
d'ailleurs
Les portes fascinent souvent
-soit parce qu'elles sont belles : les hommes aiment rendre leurs portes
originales et particulièrement attirantes,
-soit parce qu'elles racontent une histoire par leur forme, leur vieillissement,
leurs décorations, le lieu où elles se trouvent,
-soit parce qu'elles sont fermées et excitent ainsi la curiosité : Qu'y a-t-il
derrière cette porte ?
-soit encore parce qu'elles sont entr'ouvertes et qu'elles laissent entre voir
la vie des autres.
En Tunisie, les portes de la Hara kbira,
quartier juif d'Houmt souk, disent qu'un mariage vient d'avoir lieu dans cette
maison et sont décorées de signes censés attirer le bonheur et la prospérité sur
le jeune couple
. J'ai aussi croisé cette porte derrière laquelle un pied nu me laissait deviner
une femme assise par terre, buvant du thé ou cardant de la laine ou enfilant des
poivrons secs qui serviront à faire de l'harissa.... .
Les vieilles portes plus ou moins fonctionnelles de Chenini
ou de Toujane disent l'abandon dans lequel sont ces antiques cités berbères :
Curieuse porte de
Chenini
A Toujane, des enfants espiègles sortaient en riant d'habitations troglodytes
aux portes enfoncées dans le calcaire :
Des portes succédaient aux portes, cachant d'autres portes creusées dans la
roche.
Il existe aussi des portes pleines de vie où se nouent des relations
commerciales et amicales comme celle-ci, à Tataouine
.
Des portes condamnées et oubliées se cachent derrière les herbes, comme
celle-ci, d'un vieux Houch de Jerba :
tandis que celle là s'ouvre sur une cour occupée par un splendide laurier rose
et celle ci est gardée par la maîtresse de maison
tandis que le soleil couchant dore les murs de la cour. En Tunisie, on enlève
ses "chlakas" quand on franchit la porte de la pièce où l'on boit le thé avec
ses amis
J'ai admiré la perfection des portes des mosquées qui semblent n'être là
que pour découper des morceaux de murs afin de délimiter des tableaux
d'une totale sérénité
Cette minuscule porte de la mosquée de Boumessouer qui perce la forteresse fend
à peine l'uniformité blanche du mur
, comme si les prières dites à l'intérieur ne devaient pas en sortir. D'une
mosquée toute rose, de vieilles huileries , l'architecture de ces portes fait
rêver à des palais oubliés :
Il y a des portes gaies, toujours ouvertes sur la mer, celles du café d'Ajim "
La tasse d'or", il y passe toujours quelqu'un , les reflets de la mer les
rendent plus ou moins bleues
Porte de la Ghriba, à jerba : elle dit des siècles de fréquentation, pour les
grands et les plus humbles
Ce qu'il reste de la porte d'une maison abandonnée, quartier de Traourit, à
Houmt Souk. Une porte gardée par ses deux vieux propriétaires
dans le même quartier d'Houmt Souk.

Toujours à Houmt Souk.
Au bout d'une ruelle d'Houmt Souk.
des floraisons magnifiques !
Derrière tous les objets à vendre aux touristes et les branches du vieux
micocoulier, on aperçoit la porte d'un ancien fondouk qui vient d'être restauré.
ce fondouk se situe place d'Algérie, à Houmt Souk.
Celle ci, vue dans le nord, raconte une splendeur passée et la pauvreté
actuelle
La porte classiquement belle d'un bureau officiel dans le souk de Sousse
, Bab Souikha ? Bab el Khadra ? En tout cas, une porte de Tunis, un reste de
rempart
, vue à Monastir par Michèle
, enfin les belles portes de Sidi Bou Saïd qui disent le luxe et la tradition

Ailleurs, à Belle île, un jour
d'hiver : de gros flocons de neige nous avaient surpris en transformant le
paysage habituel en paysage à gros pois blancs
Magnifiquement ouvragée, d'un ouvrage qui n'est pas d'aujourd'hui, une porte
lyonnaise qui prend des allures de porte maghrébine

Une jolie porte toute simple et la fenêtre qui va avec, vues
dans une petite rue du Palais, à Belle île en mer :

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