Amandier fleuri- Tunisie ( photo de Lucien)

                                                                                                             De Tunisie et d'ailleurs

 

                                                                                                                                                                                                                                                                   

Accueil

Le printemps des poètes en Tunisie

Forum

Photos anciennes  de Tunisie

Tunisie de nos parents

L'art Berbère en Tunisie

Plantes de Tunisie

Surprises animales de Tunisie et d'ailleurs

Des cailloux de Tunisie et d'ailleurs

Aïd en Tunisie

La Ghriba

Mateur et mes souvenirs

Portraits

Portes de Tunisie et ailleurs

Architecture jerbienne

Une place de Tunisie

Archéologie

Les souks libyens

Le thé en Tunisie

Comparaisons

Couleurs du nord

Balade sur le jbel Ishkeul

Dans la forêt de Kroumirie

Des odeurs de Tunisie

Pêche au corail à Tabarka

Aide au développement dans le sud

Autour d'une photo

 A Lyon...

A Manosque

A Bordeaux...

Bateaux-lavoirs de Laval

Les voyages de Rosalie

En Alsace

Couleurs à Belle île en mer

Voyage dans le temps : Vaison la Romaine

Peintures en trompe l'oeil

Nos recettes

Mots d'enfants

Evènements de notre enfance

Des objets et des mots de notre enfance

Des livres

Nos textes, à propos de Tunisie et d'ailleurs

 

Livre d'or

D'autres sites

 

Une photo

Page 1 : De Jerba ... et d'ailleurs

Page 2 : Les gourbis d'Aïn Draham

Page 3 : Une histoire de famille

Page 4 : Un printemps à zarzis...

page 5 : Souvenir de Tabarka et de Jérôme

page 6 : Souvenir de Marrakech

Page 7 : Les âmes vaillantes.

page 8 : la caisse à thé

Cette photo a 29 ans, mais, elle pourrait avoir été prise hier. Dans la campagne de Jerba, à quelque distance des hôtels à touristes de la côte, Jerba n'a pas changé : les palmiers s'élancent, droits, vers le ciel , leurs palmes apparaissent toujours, ici et là, au dessus de murs éclatants de blancheur ou de murs qui n'ont pas été chaulés depuis un an ou deux car la famille à laquelle appartient le houch habite maintenant à Tunis. La porte du houch aurait aussi besoin d'être ravivée avec une couche de peinture bleue. La fenêtre fermée par une grille de fer forgé est celle de la chambre d'été, celle que l'on occupe quand il fait très chaud car, la nuit, quand les deux fenêtres en vis à vis sont ouvertes, on est rafraîchi par un délicieux courant d'air qui passe au dessus des murs. Les toits en voûtes sont ceux de la cuisine ou de la pièce qui abritait, autrefois, les jarres d'huile, de dattes ou d'olives, d'orge et de blé. Maintenant, ces toits abritent des salons  de bois sculpté  aux coussins soyeux et brillants, aux épais tapis de haute laine ou nattes finement tressées, parfois seulement quelques matelas posés par terre où les femmes se retrouvent pour boire du thé et bavarder, pour broder.

La piste qui passe devant le houch est parfois parcourue par une charrette tirée par un mulet nerveux ou un âne gris, Sur la charrette, une femme enveloppée dans son grand voile blanc, est assise lourdement . Son mari, sous son chapeau de paille, vêtu de sa blousa grise, conduit l'animal.

Sur la photo, il n'y a pas de charrette, mais une Roumia égarée dans ce quartier de Haddada : elle a cueilli une grenade devant le houch et la montre au petit garçon qui voit ce fruit pour la première fois et qui découvre qu'il pourra le manger. Il a interrompu la conversation laborieuse qu'il avait avec le jeune Tunisien qui habite le houch voisin et qui, curieux de découvrir ce que ces touristes font là, est venu aux nouvelles. Il expliquait au jeune garçon qu'il ne devait pas retourner les cailloux, au pied des murs, car, dessous, il pourrait y avoir un scorpion. Il lui proposait quelques dattes qu'il était en train de grignoter.

Cette photo est le reflet d'une journée d'une parfaite sérénité, dans un lieu si calme, si doux, où les relations entre les hommes de Tunisie et d'ailleurs étaient simples, détachées des conventions européennes mais empreintes, d'emblée,  d'une grande convivialité.

Commentaire de Lucien : "Sur la photo, on voit un palmier tordu, handicapé et tout feuillu. A droite, un tronc de palmier droit s'élance vers les hauteurs, on ne voit pas ses palmes : Quel magnifique thème de méditation !

Il n'y a pas de terrasse sur la pièce de droite, mais une voûte allongée. On retrouve ce type de construction dans le Cap Bon. C'est très intéressant pour l'été, le soleil ne tombe jamais à la verticale sur le toit, il est toujours rasant et donc moins chaud."